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Et Anna, mon Arrière Grand-mère dans tous cela ? ( ah oui, elle avait horreur qu’on l’appelle autrement, du style mémère)…. J’ai à peu près le même âge ( année 1970 environ ). Quand pour la première fois, je vais découvrir l’endroit où vit Anna. Lieu dit Kerguilly, juste à côté de Trébrivan au milieu de cette énorme campagne bretonne et où l’on ne parle que le breton. Petit jardin et petite maison d’une seule pièce, ( je découvrirais bien plus tard qu’elle faisait partie d’une grand ferme) typique la maison, fidèle à l’image d’Epinal. Une pièce mais plus encore une histoire, terre battue, énorme cheminée en granit, lit-clos et un rudimentaire évier avec pompe à eau, pour le reste, c’est dehors. Mais c’est bien ici, que pour la première fois, je vais goûter une Galette. Le tableau : une plaque ronde en acier d’un diamètre de 50 cm ( je l’ai encore ) posée sur un trépied au milieu de la braise et là, debout avec son pichet en terre cuite, Anna verse délicatement la pâte qu’elle étale avec une spatule en bois sur le billig, pour y poser ensuite un bel oeuf et une fine tranche de lard et du bon beurre demi-sel tout droit sorti de la baratte (désolé pas d’emmental, pas les moyens). Ca sent bon… alors oui, Galette épaisse(pas fine comme aujourd’hui et seule entorse à sa recette ) comme elles étaient faites à cette époque (plus ou moins épaisses selon les départements bretons), mais quel goût ! je peux encore aujourd’hui le ressentir. Sa recette : pour 1 Kg de farine de Sarrazin, 40 Grammes de gros sel de Guérande et 2 litres d’eau, rien de plus si ce n’est le secret qui n’est pas un ingrédient supplémentaire. Alors surpris ? de ne pas y voir du lait et des oeufs que l’on voit partout dans les recettes de cuisine et la plupart des crêperie et pourtant le résultat est là, une belle galette Beige foncé et croustillante grace a ce Fameux secret… que je dévoile facilement, je ne sais pas faire autrement